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- aujourd’hui
- Chloé Gonthier
- 12:17
- Chloé Gonthier
- Thomas, je vais t'avouer quelque chose de plutôt difficile ... Et je suis vraiment désolée, vraiment.
- Désolée de tout et désolée si à la suite de ça, tu auras le cœur brisé. J'ai été égoïste, et j'ai vraiment agi comme une conne.
- Mais je ne peux plus continuer, nous sommes trop.. Différents.
- J'ai cru qu'avec le temps, je tomberais amoureuse, même si ça ne fait qu'environ une semaine, mais je n'arrive pas à nous projeter dans le futur.
- Et puis, j'ai comme l'impression que tu es trop bien pour être avec moi. Tu es super gentil, attentionné mais je ne me sens pas prête à vivre ce genre de relation.
- Je suis lâche, je fuis, je le sais mais .. Je ne me sens vraiment pas prête.
- On dirait que, par rapport à mon passé amoureux, qui est plus que tumultueux et douloureux, je suis en total blocage face à ce genre de situation ..
- Merci pour cette magnifique semaine. Merci pour tout.
- Thomas Kowalski
- 14:58
- Thomas Kowalski
- Je m’y attendais. Genre vraiment. Depuis le début, je ne savais pas quand ça allait arriver mais voilà, c’est arrivé. Il n’aura fallu qu’une semaine et demie.
- J’aimerais bien pouvoir ne rien répondre, ou pouvoir juste répondre « ok », mais non. Ça ne se fait pas. Et je n’en suis pas capable. J’ai longtemps été quelqu’un de détaché, et je le suis toujours, devant toute relation qu’elle soit amoureuse ou d’amitié. Mais je ne sais pas, là, ça a changé.
- Et je me retrouve à écrire ça, alors qu’il est 14h, qu’on est dimanche, et que ces vacances devaient être les plus belles de toute ma vie. Oui, c’était bien parti. C’était un mercredi, il faisait beau, il ne faisait même pas trop chaud, j’avais reçu ta lettre et j’avais été impatient de l’ouvrir jusqu’à que je la lise dans ma chambre après être rentré chez moi et avoir pris une douche. Et je n’avais pas compris cette lettre. Et à vrai dire, maintenant que j’y pense, j’aurais préféré l’avoir comprise, et qu’elle ait été dans le sens de ma compréhension. Quand Axelle m’a appris qu’effectivement je n’avais pas compris ce que tu voulais dire, et que tu signifiais que tu me demandais si je voulais sortir avec toi, j’ai été heureux, comme je l’avais rarement été. Oui, ce soir-là, quand je me suis endormi, je me suis dit « tout est parfait, ces vacances sont des bonnes vacances. Et tout se passe bien. »
- Quand je t’ai vue mardi, j’ai passé un incroyable moment, fait un truc que je n’avais jamais fait : sortir avec quelqu’un « juste comme ça », sans autre raison que de juste se voir et se parler. Quand je suis rentré j’étais encore heureux, et j’avais hâte d’être vendredi pour qu’on se revoie.
- Et vendredi c’était encore mieux, la journée que j’ai passée était parfaite, j’avais l’impression d’avoir retrouvé quelqu’un à qui me confer, à qui tout dire, qui était là pour moi et pour qui j’étais également là. Je n’oublierai jamais cette journée, parce que c’était une belle journée, et que tout allait bien. Quand j’ai pris ta main, même si je ne te l’ai pas dit, j’ai eu l’impression… je ne sais pas. D’être bien. D’être enfin bien. Que rien ni personne ne pouvait troubler ce moment. Et tout le reste de la journée était indescriptible tant il était agréable. Et quand tu as dû partir j’étais triste, mais j’espérais te revoir bientôt. Et tes derniers mots ont été tellement bons, « Thomas j’ai passé une super journée ». Même si j’ai dû attendre encore une heure avant de pouvoir rentrer chez moi, j’étais patient – et Dieu sait si c’est rare – parce que j’étais heureux.
- Mais depuis le début, Chloé, j’ai cette impression de ne pas te connaître. J’avais cette impression de ne rien savoir de toi, que tu ne me parlais jamais, et que c’était toujours moi qui débutais les conversations. J’en ai parlé à plusieurs personnes qui m’ont chacun dit d’être patient et que je me faisais du souci pour rien. Alors hier soir (oui, puisque hier soir j’y pensais encore) j’ai fini par avoir confiance en toi, et accepter d’attendre. De rien te dire à propos du fait que je ne savais que trop peu de toi et de voir avec le temps. Mais j’avais raison, encore une fois, et je crois que c’est à partir de hier soir que j’ai vraiment commencé à me douter de quelque chose quand tu m’as dit que « si, ça serait très difficile de nous voir ». Oui c’est sans doute là que j’ai vraiment douté, même si ça n’avait aucun rapport.
- Je ne vais pas te parler de ton message parce que… parce qu’il ressemble à un autre message qu’on m’avait envoyé il y a longtemps, et que cet autre message était de l’hypocrisie pure. Je ne te connais pas assez pour te juger là-dessus. Et même si c’en était je préfère ne pas y penser. Non je n’ai pas le cœur brisé, je suis juste… en colère, et je regrette. Je regrette de m’être donné tout ce mal pour rien au final. Je suis en colère parce que j’ai l’impression qu’on m’a menti. Et je déteste qu’on me mente.
- Mais avant de finir ce message et de conclure sur ce par quoi je conclus toujours, j’ai une question : pourquoi m’avoir demandé de sortir avec toi, si tu savais déjà que tu abandonnerais rapidement ?
- Désolé d’avoir écrit si beaucoup, mais quand j’écris je dis toujours beaucoup de choses. Comme je l’ai précisé, j’aurais préféré pouvoir te répondre facilement, dans un message court mais… j’en suis incapable, et j’en étais ici encore plus incapable.
- Et pour finir sur quelque chose de positif : merci. Merci malgré tout, malgré cette fin rapide, pour cette semaine et demie passée avec toi. C’était extraordinaire.
- Chloé Gonthier
- 15:16
- Chloé Gonthier
- Non, je n’ai pas cru « abandonner » aussi vite comme tu le dis. Je ne sais pas, je le sentais bien depuis le début, je me suis dit : Enfin, quelqu’un qui aurait du respect pour moi, et qui m’aimerait comme je suis. Mais comme je te l’ai dit, j’ai un passé qui fait que je fuis à chaque fois que ce genre de chose m’arrive, à chaque fois que des choses « biens » m’arrivent.
- Je n’arrive pas à dire des choses « ouvertement » sur moi, c’est plutôt compliqué. Je crois que je n’aime pas raconter ma vie entre guillemets parce que je ne la trouve pas assez intéressante, pour pleins de raisons.
- Et je suis sincèrement désolée que ça n’ait pas marché. Parce que c’était vraiment bien parti. Non, je ne t’ai pas menti, même si tu le crois et même si tu crois que ça a été de l’hypocrisie, quand je t’ai dit que j’ai passé une super journée, c’était sincère, tout a été sincère.
- Thomas Kowalski
- 15:37
- Thomas Kowalski
- Je ne crois pas que tu m'aies menti, ce n'est pas ce que je pensais. Ni que tu es hypocrite.
- Chloé Gonthier
- 15:40
- Chloé Gonthier
- D'accord
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