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Philo 2

Sep 5th, 2017
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  1. Banquet de Platon, Chapitre 23 : « Quand Aphrodite naquit » jusqu’à « celui que je viens d’exposer »
  2. Cours sur le désir
  3. Ici on a une mise en scène dans laquelle Pénia viole Pôros après l’avoir drogué et conçoit un enfant qui s’appelle Eros. Eros est naturellement amoureux du beau puisqu’il est né le même jour que la naissance d’Aphrodite (la déesse de la beauté). Il a donc reçu certains caractères de ses deux parents. De sa mère Pénia il a reçu la pauvreté, la dureté. C’est un être indigent. De son père Pôros (dieu de la chasse) il a reçu la bravoure, il est toujours à l’affut de ce qui est beau et bon, il est rusé, amateur de sciences, passant sa vie a philosopher. « Ce qu’il acquiert lui échappe sans cesse, de sorte qu’il est ni dans l’indigence, ni dans l’opulence, et qu’il tient le milieu entre la science et l’ignorance. » « En général, si on est savant, on ne philosophe pas, si on est ignorant, on ne philosophe pas non plus, car l’ignorance a précisément ceci de fâcheux, n’ayant pas de science, on s’en croit suffisamment pourvu, or quand on ne croit pas manquer d’une chose, on ne la désire pas. »
  4. L’homme est au milieu entre l’être de désir et l’être de raison : entre l’animalité et la divinité. Rien n’est joué pour lui. Le problème, il va être soit ignorant, soit savant, et dans les deux cas, il va refuser de se questionner. Or pour Platon la position du philosophe est celle d’un anti-croyant parce qu’elle témoigne de ce que doit être l’homme et donc par ce biais elle refuse de s’identifier à la science, donc elle devient une pensée antidogmatique, elle suspecte tout système de certitude qui affirme détenir des prétendus savoirs, qui s’identifie de façon permanente a un savoir.
  5. Tout ce qui est de l’ordre du désir ou de la passion va être rejeté.
  6. Faire de la philosophie, c’est être en route, une idée d’errance, de démarche philosophique, ce sont les questions qui sont importantes, beaucoup plus que les réponses.
  7. Le mot philosophie désigne deux choses différentes : à la fois un mode de pensée, mais aussi un type de connaissance au sein de la pensée. Hegel nous dit que c’est une manière très particulière de penser qui s’est déployé dans tout le monde occidental. Un autre de mode de pensée : la pensée mythique. Sa particularité est qu’elle est transmise oralement et qu’elle n’est pas remise en question. On transmet le mythe et ses valeurs de génération en génération. Pensée mythique et pensée philosophique sont liée, car la philosophie est née dans la Grèce antique, par conséquent elle s’appuie sur les mythes Grecs, mais elle l’aborde à travers la raison et la critique. La pensée mythique n’est pas une pensée critique, c’est une pensée symbolique. Qu’est-ce que penser ? C’est traduire du sensible en du censé. Pour cela : il y a deux conditions : pouvoir recevoir du sensible, et avoir un corps sain, car la propriété du corps est la sensibilité : la possibilité d’avoir des sensations, des sentiments, d’avoir un cœur… Un corps qui reçoit du sensible, ça, c’est vivre. Donc vivre, c’est traduire du sensible en sensible.
  8. Un ensemble de signes et de symboles qui nous permettent de traduire nos impressions sensibles que l’on reçoit en mots et en paroles. Ça, c’est exister. Exister c’est vivre en pensant. « Je pense donc je suis ». C’est à l’aide du langage que je vais faire du monde sensible un monde censé dans lequel on va pouvoir vivre. L’Homme n’avait pas les moyens naturels pour affronter le monde sensible, c’est pour cette raison qu’il en est arrivé à là. Ce monde sensible était violent, hostile…
  9. On passe donc du monde sensible au monde de la pensée à l’aide du langage. Deux oppositions : la matière et l’esprit.
  10. Etre spiritualiste : la matière est constituée par l’esprit.
  11. Etre matérialiste : l’esprit est constitué par la matière.
  12. Chez quelqu’un comme Lao-Tseu, le découpage matière/esprit n’a aucun sens et dans le taoïsme tout fonctionne sous forme d’énigmes. Sauf que pour notre monde (le monde occidental) on ne peut pas tout le temps mystifier le monde car le monde est un lieu dans lequel les choses ont une signification.
  13.  
  14. Suis-je ce que le passé a fait de moi ?
  15. Oui, car notre esprit se forge sur les expériences passées, le monde environnant dans lequel nous avons vécu a impacté notre être, et donc notre manière de penser, d’agir… . Chacun a un passé différent, telle est la raison pour laquelle chacun est unique, et aussi une raison qui montre que le passé nous influe et nous créé
  16.  
  17. Définition : sujet verbe complément
  18. Objet d’étude, thème de la discussion
  19. En philo : l’être conscient en tant qu’il a conscience de soi en opposition a l’objet, ce dont on a conscience
  20. Capacité à pouvoir dire je (point de vue, désirs, sentiments)
  21. Si l’on se définit comme sujet, alors on admet que nos pensées, nos sensations, nos désirs, nos souvenirs, sont rapportés a une seule et même personne : moi. C’est toujours moi qui pense et qui désire. Deux questions importantes : Le sujet existe-t-il ? En admettant qu’il existe, est-il responsable de ses décisions ? Premier problème : le sujet existe-t-il ? Pour certains auteurs comme Descartes, son existence est une certitude. Alain nous dit « il n’y a pas de point de pensée en nous sinon par l’unique sujet je. ». D’autres comme Nietzsche le sujet est illusion, c’est parce qu’on va attribuer une réalité au sujet grammatical. Pour Nietzsche, nos pensées viennent comme elles veulent sans que nous les ayons appelées. Bien avant lui, David Hume va s’appuyer sur son expérience personnelle pour contester l’existence de ce moi : « pour ma part, quand je pénètre le plus intimement dans ce que j’appelle moi, je bute toujours sur une perception particulière de chaud ou de froid, de lumière ou d’ombre, d’amour ou de haine, de douleur ou de plaisir. Je ne peux jamais me saisir moi en aucun moment sans une perception et ne peut rien observer que la perception. ». Il n’y a que des perceptions différentes, donc le moi représente l’unité de ces perceptions. On ne peut pas en tirer cette idée de « un moi ».
  22. Il faut une continuité de la personne dans le temps, on ne peut pas être responsable de ce que l’on a fait hier, y’a un mois si on n’est pas la même personne. La responsabilité morale sous-entend une certaine liberté. Si on a été déterminé à agir par des causes extérieures, on n’est pas responsable. Donc on a la nécessité de penser le sujet comme un réalité qui continue dans le temps. Pour Descartes par exemple on a un libre-arbitre, une libre volonté, qui fait que je choisis entre plusieurs possibilités. Certes on ne contrôle pas tout ce qui se passe dans la conscience, on subit des influences extérieures ne serait-ce que par mon corps, mais on peut résister ou pas à ces influences. A l’opposé, un penseur comme Spinoza va nous montrer que la réalité n’est qu’une illusion.
  23.  
  24. I. La conscience, l’inconscient
  25. a. Définition
  26. i. Les deux sens du mot conscience :
  27. 1. Avoir conscience (conscience morale)
  28. a. Avoir la conscience tranquille
  29. b. Bonne ou mauvaise conscience
  30. c. Directeur de conscience
  31. d. Son examen de conscience
  32. 2. Etre conscient (conscience psychologique)
  33. a. Etre conscient de ses actes
  34. b. Perdre conscience
  35. c. Prendre conscience
  36. b. La conscience morale
  37. i. C’est le pouvoir intérieur de juger la valeur de nos actes et de nos intentions a travers leur qualité d’être bon ou mauvais, de les approuver ou de les condamner donc il y a un certain nombre d’images a propos de cette conscience morale. La plus répandue et la voie intérieure. Jean-Jacques Rousseau nous dit : « conscience conscience, instinct divin immortel et céleste, voix, juge, infaillible du bien et du mal.
  38. ii. For intérieur :
  39. iii. Nous ne pouvons juger de la valeur morale de nos actes, que si d’abord nous sommes conscients de ceux-ci et de nous-même comme étant leur auteur
  40. iv. Cette conscience de nous, correspond à la conscience psychologique
  41. c. La conscience psychologique
  42. i. L’aperception
  43. 1. L’aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui et en dehors de lui. Il y a en nous une multitude de perceptions mais sans aperception, c’est-à-dire sans une conscience claire explicite.
  44. 2. Cette aperception est + ou – claire et on a donc des degrés de conscience qui vont de la conscience attentive à la conscience flottante.
  45. 3. On est conscient a la fois de ce qui se passe en nous et de ce qui se passe en dehors de nous. Heidegger nous parle de « être au monde »
  46. 4. On distingue deux niveaux de conscience psychologique : la conscience spontanée et la conscience réfléchie.
  47. 5. Le mouvement premier et immédiat de la conscience est d’être tourné vers les choses, d’être absorbé par elle. La conscience est vue par les choses comme l’encre par un buvard : la conscience se confond avec l’objet. La conscience réfléchie est celle par laquelle le moi fait un retour sur soi sur son acte même de sentir, de penser, d’agir pour se ressaisir lui-même comme étant la source de cet acte. On va mettre une distance, une séparation : « Je pense, puis je pense que je pense »
  48.  
  49. Un inconscient ?
  50. L’inconscient correspond a une privation de conscience
  51. Freud a développé à la fois une théorie et une pratique thérapeutique. Il va donc donner a ce terme un sens précis et montrer qu’il y a en nous un certain nombre de désirs, de tendances psychiques qui ne sont pas actuellement conscients mais qui peuvent accéder à notre conscience […] ce qui est empêcher d’arriver à la conscience parce qu’une force de censure l’en empêche, ses désirs, ses tendances vont être refoulés. Si l’on admet qu’il existe en nous un inconscient, qui peut agir à notre insu sur nos pensées, sur nos désirs, sur le comportement conscient, qu’en est-il de la maitrise de ces derniers. Donc ce qui est en jeu c’est ma liberté, ma responsabilité, mais aussi ce que je peux connaître de moi-même.
  52. II. La certitude du cogito cartésien.
  53. Descartes va réfléchir sur les fondements de la connaissance scientifique qui ne doit rien emprunter à la morale, à la religion, tant que la religion interviendra dans la recherche du vrai, il n’y aura pas de progrès. Descartes développe l’idée que le vrai peut transformer les conditions de vie de l’Homme. Il est celui qui pense le premier la révolution scientifique, la révolution technique : « Par la science l’Homme pourra devenir maître et possesseur de la nature. », discours de la méthode. « Il faut chercher le vrai pour voir clair en mes actions et cela passe par une mathématisation du réel, c’est la raison qui doit gouverner l’action, c’est elle qui permet de voir clair et il suffit de bien savoir se servir de ses connaissances pour bien agir. Il y a donc une correspondance entre l’ordre des choses et l’ordre des idées. »
  54. L’e
  55. a. L’exercice volontaire du doute
  56. La thèse de Descartes est de rechercher une vérité indubitable qui puisse servir de fondement à toute recherche de vérité.
  57.  
  58. Caractéristiques du doute : il est libre, volontaire, méthodique, radical
  59. Les sens, tout ce qui provient du corps qui sont des raisons naturelles de doute
  60. Descartes va rejeter la folie (les illusions des insensés)
  61. « Il serait fou de se régler sur les fous »
  62. Il va passer par le rêve en nous disant qu’il n’y a rien de concluant qui nous permette de faire la différence et distinguer l’état de veille de l’état de sommeil
  63. Ensuite il va passer […] et principalement des mathématiques puis il va passer a l’hypothèse d’un Dieu trompeur pour en fin de compte arriver a un état dans lequel toutes les raisons de douter persistent y compris celle du Dieu trompeur et donc plus il avance dans son entreprise, dans sa démarche, établir au sein du doute un point fixe et assuré, un point qui fermera la chaîne des incertitudes et permettra de commencer celle des certitudes c’est-à-dire un point de départ a la chaîne des raisons. Plus il avance dans son doute, dans ses incertitudes, plus il s’enfonce jusqu’à arriver au point où il va comprendre que même s’il peut douter de tout, il ne peut douter de sa pensée qui doute.
  64.  
  65. La première démarche de la philosophie de Descartes c’est d’exercer le doute. C’est librement et de façon volontaire qu’il choisit de douter et comme il est dans une démarche scientifique, c’est méthodique et radical. Le doute devient l’arme pour détruire toutes les connaissances incertaines. Le savoir est une maison construite de bric et de brac qui menace de s’effondrer. Il faut donc raser cet édifice pour pouvoir le reconstruire sur des fondations solides. Dans son entreprise, Descartes s’oppose au doute sceptique qui lui va aboutir à la suspension du jugement. On peut douter de tout, mais on ne peut pas être à court de jugement. Etrangement il va douter pour sortir du doute afin d’atteindre d’indubitable. « Il me fallait entreprendre sérieusement, une fois dans ma vie de me défaire de toutes les opinions que j’avais reçu jusqu’alors. ». On a deux règles fondamentales pour exercer le doute : Il n’est comme fausse toute connaissance qui donne prise à la moindre raison de douter ; S’attaquer aux fondements des connaissances, aux principes sur lesquels nos anciennes opinions s’appuyaient. Donc deux types de connaissances vont être examinées : les connaissances sensibles et les connaissances rationnelles. Pour les connaissances sensibles : la perception des sens. Les sens nous trompent, nous font prendre l’apparence pour la réalité. (Si vous regardez une tour de loin, elle vous paraît petite et ronde alors que de près elle est grande et carrée. Quand la rame est hors de l’eau, elle est en un morceau, quand elle est dans l’eau, elle est brisée.). Si les sens peuvent nous tromper une fois, ils peuvent nous tromper toujours. On ne peut pas leur faire consciences. On pourrait lui objecter que cet argument vaut pour ce que je perçois dans des conditions spéciales mais il y a des choses que je perçois de manière très claire (je suis assis sur une chaise). Au niveau de la connaissance sensible, l’argument du rêve, puisqu’il y a des choses que je perçois de manière très claire, on va donc passer par cet argument du rêve. « Je pourrai très bien rêver que je suis ici assis auprès du feu alors que je suis en réalité tout nu dans mon lit. Rien ne me permet de distinguer l’état de veille de l’état de sommeil donc il n’y a plus aucun critère certain, plus de marque qui lui permet de savoir si nos pensées sont en état de songe ou en état de veille, sont fausse ou sont vraies. A partir du moment où on a commencé de douter, on peut facilement supposer qu’il n’y a ni Dieu, ni ciel, ni terre, qu’il n’y a pas de corps, de monde extérieur. Après, il va passer à la connaissance rationnelle, aux évidences de la raison. Les premières choses dont il va douter sont les erreurs de raisonnements (paralogismes) donc même si on rêve, il y a au moins des connaissances qui restent certaines comme 2+3=7. A partir de ce moment là il va poser l’hypothèse du malin génie et du Dieu trompeur.
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