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Aug 25th, 2026
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  1. « En fonction des lycées, ce sera fait de manière très différente » : l’interdiction du téléphone portable plonge les établissements dans « le flou »
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  3. Par Germain Michelet
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  5. Le 24 août 2026 à 17h00
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  7. À la rentrée, l’interdiction des téléphones portables pourra être appliquée dans les lycées. Charge désormais aux établissements de mettre en place ce dispositif. Un nouveau casse-tête en vue ?
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  9. Les boîtes pour déposer les smartphones seront-elles généralisées ? (Photo Vincent Le Guern)
  10. Nouveauté de la rentrée scolaire : l’interdiction de l’utilisation du téléphone portable dans les lycées. Cette mesure, déjà en vigueur à l’école primaire et au collège depuis 2018, s’étend désormais aux établissements du second cycle et « pourra être effective dès la rentrée », a déclaré, lundi, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Autrement dit, dès le mardi 1er septembre.
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  12. « Les établissements ne sont pas prêts », a réagi François Resnais, secrétaire national du SNPDEN-UNSA, principal syndicat des chefs d’établissements, en dénonçant un « mauvais timing ». Pour les lycées, on doit s’organiser pour mettre à jour le règlement intérieur. Emplois du temps, rentrées et sorties d’élèves, fournitures… Les derniers ajustements de la pré-rentrée occupent les équipes pédagogiques. Difficile de trouver le temps nécessaire pour réunir les équipes pédagogiques et les élèves afin d’établir les modalités d’applications de cette interdiction.
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  14. « Un manque de clarté sur les mesures d’application concrètes »
  15. Une circulaire publiée le 2 juillet, assortie d’un vademecum, demandait aux lycées de se préparer à l’entrée en vigueur de cette mesure votée par le Parlement fin juillet. Le texte posait le principe de l’interdiction de l’utilisation du téléphone portable ou de tout autre objet connecté par un élève, inscrite dans le règlement intérieur de chaque lycée. Les tablettes, fournies dans les kits pédagogiques de certains établissements, seront-elles aussi concernées ?
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  17. « On regrette le flou de l’annonce. Les établissements sont très libres dans l’application de cette interdiction générale et dans les faits. Il y a un manque de clarté sur les mesures d’application concrètes. En fonction des établissements, ce sera fait de manière très différente », commente Blandine Coudert, membre de l’association Éducation numérique raisonnée. Certains regrettent un « effet d’annonce », ne permettant pas une mise en place évidente de l’interdiction. « C’est dommage car, s’il y a un lieu où l’on peut avoir un peu d’autorité sur ce sujet, c’est bien l’école. Il n’y a pas d’autres espaces où c’est aussi facile d’imposer des règles. C’est un peu du gâchis », poursuit celle qui est aussi professeure d’histoire dans un lycée de Tours.
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  20. « On renvoie la balle aux établissements »
  21. « Dans la loi, il n’y a absolument aucune précision puisqu’il est indiqué que les modalités et les exceptions seront appréciées par les chefs d’établissement et les équipes éducatives et pédagogiques à travers le règlement intérieur. On renvoie la balle aux établissements, on les laisse se débrouiller, en sachant qu’on leur demande de mettre cela en place au 1er septembre. » Un délai très court sachant que, pour appliquer l’interdiction, les équipes enseignantes doivent modifier le règlement intérieur, ce qui suppose de consulter plusieurs instances, notamment le conseil des délégués pour la vie lycéenne et le conseil d’administration.
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  23. « Si on veut contractualiser des règles qui fonctionnent, évidemment qu’il faut associer les élèves. Les lycéens doivent absolument être partie prenante des discussions sur ce sujet. Il y a une interdiction et, maintenant, on fait confiance aux lycées pour la mettre en place », souligne Anne Cordier, experte des usages et pratiques numériques chez les jeunes. « Les établissements attaquent une année dans laquelle la règle n’est pas écrite dans le règlement intérieur, sauf ceux qui avaient peut-être tenté d’anticiper quelque chose, mais ça reste très très parcellaire », ajoute François Resnais.
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  27. « Le but de l’établissement, ce n’est pas d’être coercitif, c’est d’éduquer »
  28. Des exceptions pourront être prévues par les établissements scolaires. « La loi permet systématiquement l’utilisation du téléphone portable ou d’autres objets connectés par un élève pour un motif médical », assure le ministère de l’Éducation nationale. Les lycées peuvent aussi prévoir des dérogations « au regard des réalités locales ». « Il peut s’agir d’autoriser les usages pédagogiques mais également les usages nécessaires au bon fonctionnement de l’établissement (notamment au sein du centre de documentation et d’information, du service de restauration ou d’hébergement) », précise le texte.
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  30. Concernant les élèves en formation post-bac, le ministère préconise de préciser dans le règlement quand ils pourront utiliser leur téléphone. « Ce n’est pas cette loi qui va faire avancer grandement le sujet », estime Anne Cordier. Pour l’enseignante-chercheuse, l’interdiction ne résout pas les problématiques liés à l’utilisation du téléphone portable chez les élèves. « Le but de l’établissement, ce n’est pas d’interdire pour interdire, ce n’est pas d’être coercitif, c’est d’éduquer. Espérons que, dans les semaines à venir après la rentrée, soient mises en place des discussions collectives impliquant les lycéens autour des sujets de la maîtrise de ces connexions à la fois en termes certes de temps, mais surtout en termes de contenu. »
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