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Dec 20th, 2015
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  1. Texte Initialement publié ici http://toulouse.indymedia.org/article.php3?id_article=21476)
  2. A propos de la campagne de solidarité aux antifas russes
  3.  
  4. Quelques jours avant l’arrivée en France de trois antifascistes russes pour une tournée de débats publics, organisée par le Réseau No Pasaran, un texte énigmatiquement signé SIA, sans autre précision, a été publié sur Indymédia Toulouse et Paris, texte qui, à la faveur de l’anonymat que confère internet, prend violemment à partie les camarades russes et leur action politique dans leur pays.
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  6. Le Réseau No Pasaran souhaite par ce communiqué prendre fermement position contre les théories fumeuses et les allégations scandaleuses distillées par ce texte, qui diffame l’action courageuse non seulement des antifas russes que nous avons invités à venir en France mais aussi de touTEs leurs camarades dont ils viennent nous présenter les initiatives.
  7.  
  8. En ce moment, les campagnes de solidarité fleurissent en Europe, pour épauler les antifascistes russes dans leur action au quotidien : des groupes musicaux appartenant aux scènes musicales des contre-cultures punk, redskin ou hardcore, jusqu’aux réseaux politiques antifas radicaux nationaux (tel l’Antifaschistische Aktion allemande) ou internationaux (tel l’Antifanet, dont on aurait tort de limiter l’action au seul magazine Searchlight[1]), tout ce que le monde militant compte d’antifascistes a compris la nécessité de se mobiliser aux côtés des antifas russes pour s’opposer aux violences qui leur sont faites.
  9.  
  10. Car la situation en Russie n’est pas celle que décrit le texte contre lequel nous voulons réagir aujourd’hui : ce n’est pas en collationnant une citation d’un article paru dans Searchlight et traduit d’ailleurs dans No Pasaran et une phrase extraite d’une dépêche AFP qu’on peut se faire une idée précise de ce que vivent au quotidien les militants antifascistes en Russie ; par ailleurs, les citations partielles et partiales masquent souvent la teneur exacte d’un article, en particulier lorsque l’auteur qui signe SIA omet comme un fait exprès l’exemple que donne Bruno Garmson, le militant antifasciste pétersbourgeois dont Searchlight a recueilli les propos.
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  12. « Dans l’affaire qui oppose la famille de Timur Kacharava[2] aux assassins de ce dernier, le soutien financier des antifascistes a permis à la famille et aux amis de Timur de faire juger les assassins. »
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  14. Alors quoi, est-ce être un indic de la police que de vouloir faire juger les assassins d’un camarade antifasciste et que de proposer l’aide d’experts et de chercheurs sur l’extrême droite à son avocat ? Doit-on accuser Nikolaï Guirenko de collaboration au prétexte qu’il a mené campagne pendant des années pour que les crimes racistes soient jugés comme tels et non comme des délits de hooliganisme ? Il l’a d’ailleurs payé de sa vie.
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  16. Est-ce le discours que nous devons tenir aux familles de ceux et celles qui se sont fait assassiner, tabasser, mutiler par des néo-nazis en Russie ? Et en France, que signifierait une telle prise de position, si l’on se rapporte par exemple aux meurtres de Zyed et Bouna en 2005 ?
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  18. Alors, à cet obscur « SIA », nous apprendrons la définition des mots suivants. La solidarité ? Ce n’est pas, derrière son écran, critiquer une action concrète de soutien, m ais mettre en place un réseau de contacts et d’échange. L’internationalisme ? Ce n’est pas, le regard fixé sur son nombril, critiquer l’action des autres à l’aune de ses propres fantasmes militants, mais accepter et comprendre la réalité à laquelle sont confrontés nos camarades étrangers. L’antifascisme ? Ce n’est pas traquer chez les antifascistes qui agissent d’hypothétiques défaillances, mais savoir prendre le risque de se confronter dans la rue à l’extrême droite, et savoir travailler avec les autres antifascistes, en confrontant nos opinions, sans se draper dans un purisme qui est surtout un alibi pour ne rien faire.
  19.  
  20. Nous renouvelons notre soutien aux camarades antifascistes russes : aux chercheurs et chercheuses de Tum Balalaika, devenu Antifascisti Motive, qui nous ont aidés à établir tous ces contacts, depuis plus de dix ans, aux militants de Food Not Bombs qui montrent par leurs actions régulières la ténacité de leur engagement, aux militants des scènes musicales, punk, redskin, hardcore, qui vivent leur engagement artistique et politique en dépit du danger, aux militants antifascistes de Moscou, de Saint-Pétersbourg, de Bryansk, de Ufa, d’Irkoutsk, de Novosibirsk et des autres villes, aux autonomes de Krasnodar et de Nijni-Novgorod et à tous ceux et toutes celles que nous rencontrerons dans le futur !
  21.  
  22.  
  23.  
  24. Vive la solidarité internationale antifasciste !
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