- La nuit tombe, mes mains tremblent, je commence à sentir le froid, la fatigue m'emporte. Je prend la ruelle à ma droite à la recherche de mon amie. J'entends un rire, des pas qui se rapprochent. J'accélère le pas mais soudain quelqu'un me tire par le bras, je me retourne et je vois avec effroi un visage tordu par la haine. L'homme empoigne mes cheveux, me jette à terre. Je tente de résister et là il se met à me frapper et sort une arme. Je sais pertinemment que je vais mourir, il me regarde et je voit dans ses yeux de la folie et il tire deux coups. Une balle me touche la hanche, je me retourne et là il me tire une balle dans l'arrière du crâne. Je sens que la vie me quitte, le sang forme une tache sur la chaussée . Et soudain tout disparaît et je me retrouve dans le noir ...
- J’ouvre les yeux dans une chambre entièrement blanche. A ma droite je vois la machine qui vérifie la fréquence cardiaque. A ma gauche, ma sœur, elle ma seule et unique famille. Elle dort, les larmes coulent le long de ses joues. Je tente de bouger et cela la réveille. Elle me regarde, ses yeux sont emplis de peur, de tristesse. Je tente de lui tendre une main, chose impossible. Elle me tend un verre avec une paille, me fait boire et me serre ma main très fort.
- - Où suis-je ? Dis-je en me rendant compte que me mâchoire me fait souffrir
- - A l’hôpital, en soin intensif
- - p…pou…pourquoi ? dis-je en me mettant à pleurer
- - On t’as retrouvé à moitié morte dans une ruelle. Tu viens de passer une semaine dans le coma à la suite de très graves opérations
- Soudain tous me revint en mémoire : la ruelle, la fatigue, le rire, les pas, l’homme, les coups, l’arme, les balles qui me transpercent le corps, le sang, les pleures et le néant. Je n’arrive pourtant pas à me rappeler pourquoi suis-je dans cette rue, en pleine nuit, seule ? Je sens ma tête qui me fait horriblement mal, et je voit tout noir. Je retombe dans le coma.
- 2 ans plus tard
- - Dépêche Angie, tu vas être en retard !! crie une voix dans l’entrée.
- Je sais pertinemment que c’est ma sœur mais je ne peux quitter cette maison sans un au revoir. Je regarde ma chambre, une dernière et unique fois. Je claque la porte, je pose mes valises près de la porte. Je m’accoude contre la porte, et tape un grand coup dedans. Je pose ma tête à l’endroit où je viens de taper, puis je tente de lister ma vie : une naissance normale, une belle maison, de gentils parents, une sœur magnifique, une chambre de princesse, le collège, la mort, la seconde, l’hôpital, un anniversaire dans les soins intensif, l’annonce du mariage de ma sœur, la vente de la maison, mon départ à l’étranger, la tristesse, la peur, la colère, la rage … D’un coup je sens un qu’on me tire par le bras, je me retourne et voit ma sœur qui pleure en me voyant dans cet état. Je me jette dans ses bras et me met à pleurer en lui criant :
- - Pourquoi Anaïs ? Pourquoi ?
- - Tu vas changer d’air et quand tu vas revenir en France tu auras oubliée, tu n’éclateras plus en sanglots sans prévenir, tu n’auras plus peur, tu seras changer.
- Je me détache de ses bras et cours à la voiture. Je m’assieds dans la voiture, sorts mon iPod, le met en marche. Je repense à tous ces souvenirs d’enfance : la glace de notre maman, la crise de larme pour la piscine, mon premier vélo, le garçon d’à côté, la musique de notre première fête, notre première cuite, nos problèmes de cœur … Je m’endormis en pensant à tous ce que je ne pourrais jamais oublier. Quelqu’un me secoue, je panique et lui lance mon poing en plein visage. J’ouvre les yeux et découvre choquée mais aussi heureuse que la personne que j’ai frappée n’est autre que Quentin mon futur beau frère [C’est lui qui a eu l’idée du changement d’air autant dire simplement qu’il veut se débarrasser de moi]. Il me lance un regard à glacer le sang et me dit :
- - Pourquoi t’as fait sa putin ? Pourquoi ?
- - Désolé j’ai paniquée et puis tu sais avec ce qui est arrivée c’est normal que je me défende lui lançais-je
- - Petite pétasse me dit-il juste assez fort pour que je sois la seul à l’entendre
- Ma sœur arrive en courant regarde mon beau frère, me regarde. Elle lui chuchote quelque chose à l’oreille, il secoue la tête et remonte dans la voiture. Je sorts de la voiture, attrape mes bagages et suis ma sœur qui me fait signe de ma dépêcher. Je la rattrape en courant, elle me jette un regard désolé et compatissant. Nous arrivons près du quai, je me jette dans ses bras, elle m’embrasse dans le cou et me chuchote qu’elle sera toujours là pour moi. Le départ est annoncé pour dans 5 minutes, je l’embrasse une dernière fois et monte dans le train. Une fois dans le train je constate que le train est composé de trois rangées de deux sièges. Je pris pour ne pas avoir quelqu’un à côté de moi. J’arrive à ma place et constate que malheureusement un beau brun bouclé à la place à côté de moi. Je m’assieds, il me regarde de ses beaux yeux verts. Je n’arrive pas à détourner mon regard, je rougis et prend place dans le siège à côte du sien.
- - Hello !! lance-t-il plein de joie de vivre [chose qui n’existe plus en moi]
- - Hi … [Note de la webmiss : je ne vais pas faire le dialogue en anglais donc ne vous dites pas OMG il change de langue comme sa, non c’est simplement moi qui ne suis pas assez bilingue pour sa]
- - Toi tu as le bel accent Français me dit-il en me souriant
- - Bah c’est légèrement normal on est en France !
- - Oulala madame mal chier va débarquer en Angleterre
- - Désolé ce n’est pas l’année la pour faire de l’humour débile dis-je en tournant la tête [c’est ma technique pour stopper les discutions qui me font chier]
- - Sinon tu vas à Londres ou plus loin ?
- - Hmmm …
- - No réponse Ok sympas dit-il en sortant son MP4 de son sac et il le mit en route, je fis de même.
- Je m’endormis [depuis le … vous voyez quoi j’ai pris l’habitude de dormir beaucoup]. Je me réveillai et constatai que me tête était sur l’épaule du bouclé. Il me regarde plein de compassion. Je rougis et bafouille un truck du genre :
- - Je… désolée. Putin je suis désolé, je ne t’ai pas bavée dessus au moins ?
- - Non dit-il en rigolant. Bah dis donc tu fais la gueule et deux minutes après tu t’endors sur moi
- - En ce moment c’est ronflette à gogo
- - Je vois sa.
- - Je voulais répondre à ta question : Oui je vais à Londres vivre dans un minuscule T2 & toi ?
- - Bah je vais aussi à Londres, mais dans un T4 *-*
- - La chance. .. pff
- - Tu sais ton adresse ?
- - 102 rue Birdcage Walk, appartement 304
- - Sérieusement ???
- - Bah ouai …
- - Je suis à la même adresse mais appartement 305
- - Cool je pourrais venir squatter dis-je en rigolant
- - Pas de problème dit-il plus sérieusement
- Je me mis à bailler, il me regarda et me dis :
- - J’pense que t’as encore besoin de sommeil
- - Ouai…
- - Bah bonne nuit
- - Merci
- Je remis ma musique et m’endormis de nouveau.